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Visite d’Istanbul

10/03/2011 Par Benoit

Cela fait un petit moment que je n’ai pas mis à jour mon journal de voyage, donc pour me faire pardonner je vous emmène, avec moi, une nouvelle fois dans un de mes voyages.

Cette fois-ci je vous emmène dans une grande métropole autrefois nommée Byzance puis Constantinople. Cette ville est située sur le détroit du Bosphore qui sépare l’Asie de l’Europe et relit la mer Noire à la mer de Marmara. Cette grande métropole cosmopolite fut construite dans un brassage ethnique et culturel du fait de sa position géographique. À mi-chemin entre l’Asie et l’Europe, même aujourd’hui elle ne sait pas trop où se situer. Bref vous l’avez compris je vous amène un peu de soleil et de chaleur, en ces jours glacials d’hivers chez nous, je vous emmène en Turquie et plus précisément à Istanbul.

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Malheureusement je n’ai pu y passer que trois jours et du coup je n’ai pas put voir tout ce que je voulais. En fait cette métropole de 13 millions d’habitants est tellement grande que je n’ai eu le temps de visiter réellement que trois quartiers. Mais cela m’a vraiment donné l’envie d’y retourner et d’approfondir mes connaissances sur ce pays.

La Turquie se situe à une période charnière de son histoire. Tout comme la France, je dirais même l’Europe, au début du 20ème siècle, elle essaie de faire la séparation du religieux et du pouvoir. Mais tout comme ce fut le cas en France, cette séparation est difficile, fragile et souvent douloureuse et les deux camps s’affrontent fréquemment (pas plus tard que le W.E dernier).

95% de la population est aujourd’hui musulman, 0,3% est chrétienne (généralement orthodoxe), la portion des Juifs est à peu près identique à celle des chrétiens. Même si le pays essai toujours d’afficher une union sans faille entre ces différents cultes, la vérité est autre. Par Exemple seul l’entretien des édifices religieux musulman est financé par l’état. Mais si on regarde bien en France seul l’entretien des édifices catholiques est financé par l’état, malgré que la séparation entre le religieux et le pouvoir existe depuis plus de 100 ans.

La partie la plus touristique d’Istanbul est sans aucun doute le quartier « Eminönü ». C’est ici que se trouve les trois monuments à voir absolument à savoir la mosquée bleue, le musée Sainte-Sophie et le palais Topkapi.

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– 1 -La mosquée bleue (Sultanahmet camii)

Construite au début du 17ème siècle est absolument magnifique. L’intérieur de la mosquée est couvert de faïences de couleur bleue, verte et blanche qui lui ont valu le nom de « Mosquée bleue ». C’est la mosquée la plus visitée des 565 mosquées d’Istanbul. Elle fut la seule mosquée entourée de 6 minarets jusqu’à la fin du 20ème siècle (une mosquée est entourée soit de 1, 2, 4 ou 6 minarets).

Vous pouvez la visiter gratuitement de 8h à 17h. Seules les photos sont interdites pendant les cérémonies religieuses et on peut le comprendre. Très lumineuse avec ses 260 fenêtres vous n’aurez pas de mal à prendre des photos.

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– 2 – Le musée Sainte-Sophie (Ayasofya)

Ce monument n’est pas dédié à une sainte, car son vrai nom est L’église Hagia Sophia. Les deux signifient « Sainte Sagesse ». Elle fut construite au 6ème siècle après que l’ancienne basilique fut incendiée. Originellement une église elle fut transformée en mosquée au 15ème siècle ce qui explique les 4 minarets autour de l’édifice et est maintenant un musée. La hauteur sous la coupole de 55,60m fut inégalée jusqu’aux constructions modernes en métal et béton. Elle est célèbre pour ces mosaïques à fond d’or de toute beauté.

Elle est aujourd’hui un musée que vous pouvez visiter pour 20 livres turques (10 €). Du fait qu’elle ait 15 siècles, les ouvertures sont assez petites et l’éclairage réduit au minimum pour ne pas abîmer les oeuvres. Du coup je vous conseille de ne pas faire comme moi qui l’ai visité en fin d’après midi par temps de pluie. Je pense qu’il est mieux de la visiter par temps de soleil. Les photos sont autorisées partout dans l’édifice, mais certaines parties contenants des oeuvres fragiles sont interdites au flash. Je vous avoue que dans les conditions où je l’ai visité, même en 1600 ISO en ouverture F2,8 j’ai eu du mal, car les temps de pause nécessaire étaient énormes et c’est vraiment dommage, car elle est magnifique.

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– 3 – Le palais Topkapi (Dolmabahçe sarayi)

« Dolmabahçe » était à l’origine une baie sur le Bosphore qui fut comblée, petit à petit, à partir du XVIIe siècle pour devenir par la suite un jardin des plus appréciés par les sultans ottomans, d’où son nom turc Dolmabahçe, dolma signifiant « rempli » et bahçe « jardin ».

Différentes résidences d’été y furent construites au cours de l’histoire, mais le palais de Dolmabahçe proprement dit fut construit entre 1853 et 1856 sous le règne du sultan Abdülmecid, à l’emplacement de l’ancien palais côtier de Besiktas par les architectes de la famille Balian. Il est le plus grand des palais du Bosphore. Le palais se compose de trois parties, respectivement le Mabeyn-i Hümâyûn (salon réservé aux hommes), le Muayede Salonu (salon des cérémonies) et le Harem-i Hümâyûn (les appartements de la famille du sultan). On trouve dans le bâtiment 285 chambres, 46 salons, 6 hammams et 68 toilettes, pour une surface utilisable de 45 000 m².

Ce palais très spacieux et très riche est assez cher je trouve. L’entrée coûte 20 livres Turque (10€) et il vous en coûtera 15 livres turque (7,5€) de plus pour visiter les appartements privés du sultan (le Harem). De plus tous les endroits intéressants abritant les joyaux de la couronne ou les reliques des différents prophètes sont interdit aux caméras et appareils photo. Enfin dans le Harem seul les parties réservées au sultan et à la reine mère étaient visibles … la grande partie était fermé au public dont les 285 chambres et 46 salons.

– 4 – Basilique Citerne

Je vous conseille aussi l’ancien réservoir d’eau du palais communément appelé le « basilique citerne » ou la « basilique aux 1000 pilonnes ». Construite au 6ème siècle c’est un lieu incroyable dans lequel il fait bon se réfugier en été je pense, il y a même un restaurant à l’intérieur … quelque peu romantique. Les éclairages mettent admirablement en valeur les différentes colonnes d’époques et de provenance différentes. Sa capacité est de 78 000 m3 et elle ne contient pas 1000 colonnes mais seulement 336 divisées en 12 rangées. Vous y trouverez 2 colonnes les plus célèbres, car leur socle est fait d’une tête de méduse (tête humaine avec des cheveux en forme de serpents pour ceux qui n’auraient pas compris :0)).

Le prix de la visite est de 10 livres turc (5€).

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Mais il y a plein d’autres choses à voir. Cette ville, de par son histoire, regorge de choses fabuleuses de provenances très différentes. Mais le nombre de visiteur est proportionnel. Quand je vois le nombre de touriste en hivers je n’ose imaginer en été …donc un conseil si vous projetez de visiter Istanbul allez-y d’octobre à avril … déjà la chaleur est moins assommante et les sites sont plus facilement visitables.

Les gens y sont très accueillants, très commerçant certes, mais on sent un sens de l’hospitalité très prononcé. Les petits restaurants en terrasse sont agréables, même début décembre où il fait encore entre 16 et 20°C. Le grand bazar est impressionnant, mais aussi très touristique. Ceci dit en s’y perdant un peu vous pouvez trouver la partie non touristique. La distinction se fait de suite. Les parties touristiques sont très bien entretenues, les autres beaucoup moins. Entre autre, dans la partie non touristique vous pourrez y croiser ce qui pourrait ressembler à la bourse … une trentaine d’hommes avec des portables en train de hurler les ordres d’achat ou de vente dans leur portable ou celui des autres … je n’ai toujours pas compris comment ils pouvaient parvenir à se comprendre.

Faites aussi un tour au bazar Égyptien juste à côté du grand bazar où des mélanges d’épices et d’aromates vous feront tourner la tête.

J’ai fait aussi un tour en bateau sur le Bosphore. Il existe en général 2 sortes de croisières. Une longue de 8h et une autre de 4h. N’ayant que 2 jours j’ai pris la deuxième. 2H en bateau et 2h en car dans la ville pour voir d’autres quartiers que le quartier touristique.

Vous pourrez vous loger dans des petits hôtels à partir de 30€ la nuit, mais ne vous attendez pas à un grand confort pour ce prix. Ils sont assez bruyants et quelquefois les chambres n’ont même pas de fenêtre (avis aux claustrophobes) …

Les quartiers sont vraiment différents les uns des autres. Le quartier touristique « Eminönü » est moderne et pour circuler d’un monument à l’autre vous pouvez utiliser un tramway tout récent pour 1,5 livre turc (0,75€). Les gens qui préfèrent passer la nuit en boite et ne pas dormir, pourront aller dans le quartier de « Taksim ». Un quartier très moderne et grouillant de monde jour et nuit. Il est d’ailleurs impressionnant de constater que dans ce genre de quartier il est rare de voir des femmes voilées alors que dans les quartiers plus pauvres et beaucoup moins touristique, je dirais que 95% des femmes sont voilées. Je rappelle que le voile est aussi culturel en Turquie et pas seulement religieux, même s’il est vrai que depuis l’arrivée de bush au pouvoir les positions se sont aussi radicalisées en Turquie comme dans beaucoup d’autres pays musulman.

Mais il reste aussi plein de choses à voir hors d’Istanbul, Pamukkale, Hierapolis, Termessos et les grottes de Kaklik … bref j’y retournerais sans doute, mais pour au moins 2 semaines. Et vu l’accueille chaleureux des turcs il est certain que j’y retournerais.

Même à Istanbul voici ce que je n’ai pas eu le temps de voir :

Le palais de Beylerbeyi
La Corne d’Or et les quartiers de Fener et Balat
La tour de Galata et le quartier génois
Le palais et le parc de Yildiz
La mosquée Rüstem Pacha
Le Grand Bazar
Le Bazar Egyptien
Le quartier des Antiquaires à Çukurcuma
L’église arménienne de Galatasaray (Üç Horan)
L’église assyrienne Ste Marie à Tarlabasi
La mosquée du sultan Yavuz Selim
La mosquée du Conquérant à Fatih
Le centre pittoresque d’Ortakoy
La mosquée Piyale Pacha à Kasimpasa
Le palais des Eaux Douces à Küçüksu
Le marché du mardi à Kadiköy
Le patriarcat orthodoxe turc à Galata
Le muséee Fethié, ancienne église de la Theodokos Pammakaristos
Le marché aux Poissons de Samatya
La muraille de Constantinople (remparts de Théodose)
Le monastère aux Poissons de Balikli
Le pavillon des Tilleuls a Ihlamur
La mosquée Souterraine a Galata
La mosquée des Arabes
L’église Kyriotissa / Kalenderhane camii
Le Château des Sept-Tours a Yedikule
La tour de Léandre, Üsküdar
La Citerne Philoxéne a Binbirdirek
La Citerne Théodose, rue Piyerloti
La mosquée d’Eyüp
Le palais du Khédive a Kanlica
Les pavillons d’Emirgan
Le kiosque de Maslak
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Seul au mont saint Michel

28/02/2011 Par Benoit

J’organise une fois par an un stage photo au mont Saint Michel , pour les photographes  désirant apprendre à faire des photos de lieux aussi touristiques que le Mont Saint Michel, sans rencontrer de touristes. … Pour plus de détails contactez moi. Voici le récit du voyage qui m’a donné cette idée …

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Alors que je rentrais de ma Bretagne natale vers Paris lundi dernier, je me suis décidé, au tout dernier moment, à visiter de nouveau le Mont Saint Michel.

Arrivé vers 15h, j’ai trouvé le mont grouillant de touristes se prenant en photos devant chaque morceau de pierre du rocher autrefois Breton. Pas un endroit ne grouillant pas de monde.

Alors, une idée m’a traversé la tête… Le mont saint Michel, sans touriste, se serait comment ?

J’ai donc décidé de passer la nuit dans ce lieu de pèlerinage.

Vers 20h les magasins ferment tous les uns après les autres. Les marchands du temple tirent leur révérence, les bus remplis, repartent eux aussi vers d’autres destinations, après cette courte escale, emportant avec eux les derniers visiteurs de la journée. Les touristes retardataires, souvent en couple, voulant profiter du mont, restent un peu dans les restaurants, encore ouverts, avant d’aller flâner dans les rues vident, puis de reprennent la route.

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Vers 22h les derniers restaurants commencent à fermer. Les derniers touristes de la journée commencent à de partir, laissant ce lieu, s’endormir doucement. Les cinq voitures sur le parking des personnes ayant réservé une chambre dans les hôtels me font comprendre que le moment magique est arrivé. Le mont Saint Michel est à moi … tout seul. Je me retrouve seul, face à 1200 ans d’histoire. C’est comme si on m’avait laissé les clés du Louvre pour une nuit.

Après manger j’ai pris mon appareil photo et je suis parti dans cet endroit désormais assourdissant de silence. Seul les pas de quelques couples flânant et profitant enfin pleinement de cet endroit ou encore le bruit familier d’un pied d’appareil photo qui se met en place, viennent interrompre brièvement, de temps à autre, cette béatitude.

Je ne dormirais pas beaucoup cette nuit, car j’ai vraiment envies de profiter de ce privilège qui m’est fait. Pour faire des photos, c’est certain, cette nuit et au lever de soleil, mais aussi pour profiter de cette plénitude et cette spiritualité que ce lieu inspire même à un agnostique comme moi. Sans un touriste ce lieu est magique. Instant privilégié où l’on peut vraiment se rendre compte que 1200 années d’histoire lourdes en évènements ont laissé des traces un peu partout sur ce tout petit rocher. Une alchimie opère après un instant, qui fait que l’on entre en communion avec le mont saint Michel.

Instant magique où l’on se rend compte de la chance que l’on a de pouvoir profiter presque seul de cet endroit habituellement fourmillant de monde. On en oublierait le froid qui, en ce mois de novembre, nous glace le visage. Le spectacle presque irréel d’un endroit où l’histoire est présente à chaque coin de rue. Je suis resté longtemps assis ici et là, contemplant tranquillement la vue grâce à une lune généreuse. Pouvant prendre tout mon temps pour prendre mes photos, sans être dérangé.

Les gens qui y marchent la nuit y parlent à voix basse, comme s’ils avaient peur de réveiller les fantômes à jamais endormis en ce lieu. Seul un carillon au-dessus du petit cimetière rappel tous les quarts d’heure que le temps ne c’est pas arrêté.

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6h30 heures du matin. Après seulement 2h de sommeil, je me lève pour aller profiter du lever du soleil. Puis dès l’ouverture du monument, profiter que les touristes ne soient pas encore là pour saisir tout l’esprit de l’abbaye qui fut construite pour être monacal et non pas pour être bruyante et remplie de personnes ne respectant pas l’aspect sacré de ce lieu. Instant de recueillement dans cette basilique vide à l’endroit même où tous ces grands personnages de France, tous ces rois de France, Jeanne d’Orléans, Bertrand Duguesclin, certains papes ou d’autres personnages illustres sont venus se recueillir. Instant de recueillement en un lieu sacré.

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Puis ultime privilège, j’ai eu le droit de visiter le circuit habituellement touristique seul, sans touriste. Je me suis retrouvé comme dans un rêve. Moi qui voulait savoir à quoi pouvait ressembler le mont sans touriste, me voici seul dans un monument vieux de 12 siècles.

A 10h30, seul dans la crique du mont saint Michel pour prendre encore quelques photos, je n’ai pas envies que ce moment magique finisse. Malheureusement, comme toutes les bonnes choses, elles finissent toujours malheureusement.

A 10h00 – 10h30 les premiers cars de touristes arrivent déchirant la tranquillité de ce lieu, interrompant cette alchimie qui opérait depuis la veille et dont j’ai été un des rares témoins privilégié.

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Si un jour, tout comme je le fais chaque année, vous désirez visiter le mont Saint Michel seul, sans aucun touriste, de nuit comme de jour, à l’extérieur comme dans le monument, vous pouvez suivre le stage que je propose une fois par an. Par contre les places sont rares et souvent très vites prises

J’ai donc la réponse à ma question, pour ceux qui savent apprécier le silence, reconnaître la beauté quand elle se présente, le Mont Saint Michel sans touriste est une expérience unique d’où on en revient quelque peu bouleversé si on en revient pas définitivement changé.

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[MyVideo]mont_saint_michel[/MyVideo]

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Seul au Mont Saint Michel

19/04/2010 Par Benoit

Seul au Mont Saint Michel

Un photo montage pour partager avec vous la magie de la visite du Mont Saint Michel sans aucun touriste.

La première partie de la visite se fait de nuit, puis de jour et toujours sans touriste, comme quoi c’est possible.  :)

Alone in the Mount Saint Michel

A Photo Animation for sharing with you a magic moment. Mont Saint Michel without Tourist.

The first part is during the noght and second during the party you can see that it’s possible to visit the Mont Saint Michel without tourist.   :)

Sólo en Mont Saint Michel

Un montaje de fotos para compartir con ustedes la magia de la visita al Mont Saint Michel, sin turistas.

La primera parte de la visita se realiza por la noche, después el día y siempre sin turistas, todo es posible.

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[MyVideo]mont_saint_michel[/MyVideo]

       
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