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L’île de Gorée – Sénégal – Dakar

15/03/2010 Par Benoit

Situé à 4km de Dakar cette ile est absolument à mettre dans vos carnets de voyage si vous visitez cette partie du Sénégal.
Classée Patrimoine Mondial de l’Humanité, cette île est magnifique avec ses maisons coloniales du 18ème siècle aux façades ocres, roses, jaunes et aux volets bleus et ses rues étroites colorées par les bougainvillées. De plus elle est sans voiture … un havre de paie.

L’île fut découverte en 1444 par les Portugais et en 1588 les Hollandais l’occupent et la baptisent Goede Reede (bonne rade).
Les Français prennent à leur tour l’île en 1677 et lui donnent le nom de Gorée.

Il reste, sur l’île beaucoup du patrimoine historique. Musées, monuments, Fort d’Estrées, le Musée de la mer, le port, la mosquée, l’église, … et à ne pas manquer, car c’est un but de la visite de l’île, la Maison des Esclaves.

La maison des esclaves

Si vous ne deviez visiter qu’un monument sur l’île, se doit être la maison des esclaves. Quand on vous explique l’histoire de ce monument, qui était la dernière des esclaveries de Gorée vous ressentez comme un malaise un poids sur la poitrine qui vous couple le souffle.

Elle fut construite par les Hollandais en 1676, entièrement restaurée en 1990 par l’association Gorée – Fraternité avec l’aide de l’UNESCO.

La visite est faite par un orateur de talent. Même si ce n’est plus Joseph Boubacar qui, malheureusement, est mort en le 6 février 2009 à l’âge de 87 ans. Pourquoi vous parler de Joseph Boubacar ? En fait cet homme était LA MÉMOIRE de ce lieu. Ardents défenseurs de la négritude, mondialement connu pour son rôle de fondateur, conservateur et gardien de la mémoire de la maison des esclaves de l’île de Gorée, au Sénégal. Moins médiatisé que Léopold Sédar Senghor ou Aimé Césaire, il n’en reste pas moins celui qui sauva ce lieu et surtout la mémoire de cette bâtisse, car après tout, il n’y a que si l’on n’oublie pas que cela ne se reproduira peut-être jamais. Il reçut des gens comme Clinton, ou le pape Jean Paul II qui embrassa le sol à la porte de non retour et demanda pardon pour les chrétiens qui participèrent à ce trafique d’humain.

Le nouveau narrateur maitrise tout autant  son domaine, mais surtout  il fait habillement le rapprochement entre cette époque qui dura trois siècles durant lesquels des millions de noirs de toute l’Afrique de l’Ouest quittèrent Gorée pour l’Amérique et les Antilles et les conséquences directes encore d’actualités de nos jours. Il vous expliquera aussi, objectivement, que sans la participation active d’une certaine caste Africaine, ce marcher n’aurait pas été possible.

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La traite, négrière a débutée en Afrique en 1441, quand les Portugais commencèrent à vendre en Europe des Africains comme esclaves. Puis pendant quatre siècles le commerce triangulaire a déporté 15 à 20 millions d’Africains vers les Amériques : Les bateaux partaient du Portugal, France, Hollande et Angleterre chargés de « pacotille », tissus, barres de fer, armes, munitions, alcool, verroterie …
En Afrique la « pacotille » était échangée contre des esclaves, revendus ensuite en Amérique et aux Antilles pour travailler dans les plantations de canne à sucre, coton et café. Les bateaux négriers rapportaient ces produits en Europe au terme de leur fructueux voyage …

Le mouvement abolitionniste s’imposa au 19ème siècle. La traite négrière prit fin en 1833 dans les colonies Anglaises. Napoléon interdit la traite le 29 mars 1815, mais les Français continuèrent clandestinement jusqu’en 1848 quand l’esclavage fut réellement aboli par la France.

A Gorée, dans la Maison des Esclaves, des centaines d’hommes, femmes et enfants étaient entravés nus et entassés dans de minuscules et sombres cachots. Avant d’être embarqués sur un bateau en franchissant la porte du « voyage sans retour », au bout du couloir sous les escaliers en fer à cheval qui donne directement sur la mer …

Les marchands d’esclaves Européens choisissaient les plus jeunes et les plus robustes, séparant mères et enfants. On vous explique que la valeur d’un homme dépendait de son poids et de sa force, une femme de sa poitrine et un enfant de sa dentition. Si un homme faisait moins de 70kg on le plaçait dans une pièce prévue pour l’engraissement des esclaves.

Durant toute cette narration, vous ne pouvez vous empêcher de voir toutes ces images d’élevages industrielles de volailles que l’on gave pour finir sur la table à noël. Et vous prenez conscience, réellement, du peu de valeur que les coloniaux accordait aux gens de couleurs.

Vous apprendrez aussi que tout comme à Alcatraz plus tard, la mer servait de barrière naturelle pour éviter les évasions. Non seulement, parce que la plupart des Africains ne savaient pas nager, mais aussi parce que, comme il ne faillait pas de malades dans les esclaveries, afin d’éviter les épidémies et par la même, le risque de perdre la « marchandise », on jetait à la mer les malades et les morts. Du coup une flaupé de requins traînaient toujours auprès de l’île. Les esclaves qui essayaient donc de partir à la nage, s’ils ne finissaient pas avec une balle dans le corps, mourraient dévorés par les requins.

Enfin le monument dans le monument. Face à la place où se discutait le prix des esclave, se trouve la porte du « voyage sans retour ». On ne peut s’empêcher, en la voyant, de penser à tous ces gens qui ont disparu, séparés de leur patrie, de leur famille, sans espoir de retour, pour servir les intérêts des riches, blancs.

Le mot de Joseph Ndiaye, jusqu’à récemment « conservateur » du Musée des Esclaves :
« La traite des Noirs fut un des plus grands génocides que l’humanité ait jamais connus. Pendant trois siècles et sans répit ils furent chassés, traqués, arrachés à leur sol natal sous la torture et l’humiliation. Ce transport brutal et massif de millions de Noirs permit à la quasi-totalité du Nouveau Monde de construire ses réalités politiques, économiques et sociales. On prenait en effet les plus jeunes, les plus robustes et les plus forts ; séparant mères et enfants, bouleversant l’équilibre démographique.
Voila comment s’explique le long retard que l’Afrique a pris sur la voie du développement. »

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D’autres monuments

En face de la Maison des Esclaves se trouve le Musée de la Femme Henriette Bathily. La galerie d’Art a pour objectif de faire connaître la place et le rôle de la femme dans les rites et les arts populaires du Sénégal.
L’atelier du musée vous initie aux techniques de teinture, batik, tissage et broderie traditionnelle.

Au nord de l’île, le fort d’Estrées qui défendait Gorée porte le nom de l’Amiral qui prit l’île aux Hollandais. Aujourd’hui il accueille le Musée Historique qui retrace dans 12 salles toute l’histoire du Sénégal depuis la préhistoire, les royaumes primitifs, les différentes ethnies, l’esclavage, la colonisation et l’Indépendance.

L’île de Gorée Aujourd’hui

En contradiction avec ce passé très lourd, Gorée aujourd’hui est en train de prendre un tout autre visage. Cette ile est magnifiquement entretenue, très propre, elle vous invite à y rester. Pour peu on pourrait se croire dans un petit village du sud de la France. Si vous voulez y rester un peu, vous pourrez loger dans les hôtels et manger dans des restaurants très accueillants.

Près de 1700 personnes y vivent dans les bâtiments, qu’ils réhabilitent ou laissent en état.

Mais Surtout Gorée est une île remplie d’artistes en tout genre. Beaucoup de peintres, de sculpteurs, …

Vous pourrez voir leurs ateliers, qu’ils viennent ouvrir durant la journée, et visiter des galeries. Vous en prendrez pleins les yeux et si vous prenez le temps de vous perdre hors des rues remplies de touristes, vous ferez de belles rencontres avec de vrais artistes, qui prendront le temps de discuter avec vous de leur art, sans même vous proposer de vous vendre quelque chose.

Évidemment, il y a de l’art commercial, mais surtout de l’art Sénégalais, digne de ce nom avec des artistes, qui viennent embellir ce lieu, pour montrer, que même si le Sénégal, n’oublie pas son passé et s’oblige un devoir de mémoire, c’est aussi un pays qui va de l’avant et qui avance positivement vers le futur fort de son expérience et mettant en exergue le dicton « Ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort ».

Ces trois dernières peintures sont celles d’un artiste qui se nomme « Corentin Faye » . Vous pourrez aussi le croiser en France où il fait des expositions régulièrement.

Son profile sur Facebook : Corentin Faye

       

Reportage au Sénégal en Casamance, Baïla

12/03/2010 Par Benoit

Je reviens de Baïla, un petit village en Casamance au Sénégal. Baïla se trouve sous la Gambie au sud du Sénégal

Nous sommes arrivés à Dakar, puis nous avons pris le bateau pour nous rendre à Ziguinchor. De là, nous avons pris le bus pendant une heure pour arriver enfin à Baïla.

Kassoumaï 78

Le but de mon voyage était de faire un reportage de deux semaines auprès d’une ONG, « Kassoumaï78 » qui vient en aide à ce village et les villages avoisinants, en les jumelant à des villages français dans les Yvelines.

La Casamance qui est la partie pauvre du Sénégal. Oubliée du pouvoir depuis des années, elle est confronté au problème des rebelles. Le temps de notre voyage les conflits étaient proches. A la sortie du camp où nous logions, le camp militaire a déploré 5 morts durant les 15 jours. Donc à la pauvreté se mêle le sentiment d’insécurité pour les locaux.

Durant cette mission des partenariats ont été signés, les écoles des villages ont reçu des aides et des fournitures. Un dispensaire médical a été inauguré, des médicaments ont été acheminés et un projet de récupération des piles a été mis en place pour éviter que les erreurs de pollution que nous avons commis en Europe ne se répètent en Afrique.

Voici les premières photos du séjour … mais d’autres arrivent rapidement. ;o)


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Conseils généraux et règles de composition d’un portrait 2

26/02/2010 Par Benoit

“Suivez mon regard…”

Une autre règle, particulièrement adaptée lorsque l’on réalise des portraits est de ne pas “coller” le regard du modèle sur un bord de l’image. Il s’agit en fait de laisser de l’espace dans la direction où est dirigé le regard du modèle. Ainsi, si le modèle regarde vers la gauche, il est intéressant de cadrer la photo de telle sorte que son regard ne soit pas bloqué par le bord gauche de la photo.

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La focale utilisée

En portrait, certaines focales(*) sont à privilégier. Par exemple, les portraits au grand angle ont tendance à déformer les perspectives. Sur des portraits rapprochés ou des plans serrés, le résultat ne mettra pas toujours en valeur votre modèle. Parfois, cependant, l’effet peut être recherché pour déformer volontairement certaines parties du corps.

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Ainsi, les focales souvent utilisées en portraits sont comprises entre 50 et 200mm. Au delà, il faut avoir suffisamment de recul, à moins de faire uniquement des plans serrés ou de photographier en extérieur.

Sens de lecture

Enfin, il est d’usage de respecter le sens de lecture de l’oeil humain, à savoir de haut en bas et de gauche à droite en occident. Essayez donc de placer vos sujets de telle sorte que la lecture soit naturelle. Le 1er élément qui doit être vu est le sujet, puis vient ensuite son environnement, et enfin les autres éléments qui composent la photo.

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Jouez avec la profondeur de champ

La profondeur de champ est une notion très importante dans la photographie, et notamment pour les portraits. Elle est la zone nette de votre image. C’est donc la distance qui sépare le 1er plan net de l’image (premier plan), et le dernier plan net de l’image (arrière plan).
Une faible profondeur de champ isolera votre sujet par rapport à ce qui l’entoure en rendant le fond flou.

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Une grande profondeur de champ rendra plus de détails et de réalisme à votre photo en intégrant votre sujet dans son environnement.

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Transgressez les règles établies !

Encore une fois, ces règles sont empiriques, et ont été utilisées pendant des siècles dans des domaines aussi variés que l’architecture ou la peinture. Rien ne vous oblige à les respecter à la lettre, et une photo ne respectant pas ces règles ne sera pas nécessairement une mauvaise photo.

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(*) Focale :

La focale (aussi appelée distance ou longueur focale) est une mesure intrinsèque du système optique. Elle est exprimée en millimètres et donne une indication des possibilités de prise de vue de l’appareil.
Plus la distance focale est grande, plus l’appareil a la possibilité de « grossir » l’image.
Pour rappel, avec un appareil argentique 24 x 36, une focale de 50 mm correspond, à peu de choses près, à la vision normale de l’œil humain.
Pour une valeur de focale plus petite (24 mm, par exemple), le champ de vision est plus large. On parle alors de grand angle. Ce type d’objectif est notamment utilisé pour photographier les paysages.
Pour une valeur de focale plus grande (85 mm, par exemple), la scène ou le personnage visé semble plus proche qu’à l’œil nu. On parle alors de téléobjectif. C’est l’objectif idéal pour les portraits.

En photo numérique, l’échelle des valeurs de focale est, pour des raisons techniques, totalement différente. D’où la nécessité de fournir une focale équivalente pour pouvoir comparer les appareils  numériques entre eux, et rétablir une échelle comparable avec la photo argentique. On retrouve cette équivalence 35 mm (ou 24 x 36) sur les fiches techniques des modèles numériques.
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